G.C

Je change d'endroit.


# Posté le jeudi 20 août 2009 16:03

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 07:05

La Belle Personne. - Juni & monsieur Nemours -

La Belle Personne.     - Juni & monsieur Nemours -
" - Je n'ai pas honte de te parler sans prudence. J'me dis que c'est ça aussi, qui t'a plu chez moi; ma manière d'être transparente. Imaginer que tu puisses ne plus m'aimer est pour moi, bien plus abominable, que c'que tu appelles les règles, que j'me suis fixées. Je sais que nous sommes deux personnes; normal quoi, et qu'après tout nous pourrions être ensemble, mais pour combien de temps ? Si nous sommes deux personnes comme les autres, quelle sera la durée de notre amour ? Il n'y a pas d'amour éternel, même dans les livres il n'y en a pas. Donc s'aimer, c'est s'aimer pour un certain temps. Il n'y aura pas de miracle pour nous. Nous n'sommes pas plus forts que les autres. Finalement Otto est le seul homme qui m'aimera toute sa vie. Je sais, c'est absurde, mais c'est presque vrai. Si je me donne à toi, tu finiras par te détacher.

- Donc t'as pas très confiance en moi, en fait ?!

- J'suis pas sotte. T'es très beau, tu plais à tout le monde. T'as connu beaucoup de femmes, j'en ai même croisé au moins deux. Et comme pour elle, un jour tu partiras pour en aimer une autre, que tu trouveras plus aimable. Et moi, j'y survivrai pas. Sans parler de la jalousie. Rien que cette lettre, dans quel état, elle m'avait mise. J'aurai toujours l'impression que tu seras aimé et amoureux d'une autre. Peut-être que j'serai capable d'endurer mon malheur. D'autres le font.

- Mais ça marchera pas Juni. Tu peux pas résister toute seule à notre histoire d'amour, parce que moi je suis armé et que... j'vais pas t'laisser faire. "



# Posté le jeudi 16 juillet 2009 08:19

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De la fumée grisâtre et amère dans les poumons. Une odeur aveuglante de tabac. Le papier qui se consume, sous un feu ardent. Ça hurle à l'intérieur. Ça crépite. Ça chante. Ça danse. Croyez vous que c'est cela la vie? Le hurlement d'une fumée qui chante et danse sous l'effet du crépitement du feu?

L'eau coule à flots. Des torrents de larmes qui débouchent sur le fleuve. le soleil s'approche et sèche tout. Il ne reste qu'un long chemin sinueux semblable à la marque que laissent ces invertébrés en se hissant lentement, lentement, dans la fange douteuse du fossé qui s'est formé sous les larmes de crocodile que j'ai versées.

Je lève les yeux, et je les vois. Je les vois tous ces beaux nuages entourés d'un ciel bleu et de cet air si pur. La tête en arrière, la poitrine bombée et le bras perpendiculaires à mon corps, je sens le vent s'emparer de moi et je ferme les yeux. Je respire. Un, deux, trois. Je les ouvre à nouveau. Un avion passe. Derrière, une banderole blanche sur laquelle est inscrite " Arrête de penser, lâche prise " .

La nuit tombe.

Une valse de Chopin retentit à travers toute la ville, par l'intermédiaire de nombreux hauts-parleurs accrochés aux lampadaires qui éclairent la nuit noire. Mes pieds s'encrent dans le sol. Ils s'y enfoncent pour tenter de puiser toute sorte d'énergie émise par la terre poreuse qui m'entoure. Brutalement, sans savoir pourquoi, ni comment tout cela s'est produit, j'arrête de penser, et je lâche prise. Enfin!

La littérature m'accompagne dans chacun de mes pas. J'appelle Camus, lorsque la chute se laisser entrevoir, Baudelaire dans mes rêves les plus glauques, les plus idéaux, et que mon "ciel est brouillé", Vian, quand l'écume des jours frappe à ma porte, puis Duras, quand cette fois-ci l'amant se jette dans mon lit.

Pour moi la vie, c'est tout ça. Cette chienne qui vire et virevolte, contre laquelle on doit se battre, pour avancer d'un pas. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, et nous éclabousse de toutes ses vagues chaque fois qu'on est trop sages. On s'y brûle les pieds, mais on y puise notre force.
Ce qui est malheureux, c'est que plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste.

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 16:42

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 15:22

G.

G.
C'est comme chaque jour. Comme chaque fois que je pose mon pied nu, sur le carrelage glacé, en sortant de mon lit. C'est l'évidence. Chaque matin, le sol trop froid me surprend, mais j'oublie. J'oublie que c'est glacial, mort.
Avec toi, c'est la même chose, G. On se voit, on s'embrasse, on dort dans les bras l'un de l'autre, on se serre fort l'un contre l'autre, on se caresse, on se sourit, puis on s'en va, chacun de notre côté. C'est l'évidence. Je ne dois pas m'attacher, je le sais pourtant, mais chaque fois je ne peux m'y résoudre. Puis je vois que ce nous ne mène nulle part, alors je décide d'arrêter, mais j'oublie. J'oublie à quel point j'ai eu mal, et quelques mois après, ça recommence. On se revoit, et on s'embrasse, on dort dans les bras l'un de l'autre, on se serre fort l'un contre l'autre, on se caresse, on se sourit, puis on s'en va, chacun de notre côté.
Peux-tu sentir, G. à quel point je suis bien quand je suis dans tes bras? A quel point, je te trouve beau, quand mes yeux se tournent vers toi ?
Quand je t'ai vu la première fois, je l'ai su. Que c'était toi, avec tes toutes petites bouclettes et ton regard mystérieux. toi, avec ce petit espace entre tes dents de devant, qui te va si bien. Toi, avec ces mains si douce et si habiles.
Tu ne parles pas beaucoup, G. Mais ce silence, quand on est deux, me fait du bien. On se regarde simplement dans les yeux, et ça suffit pour se dire qu'on a envie l'un de l'autre. Oui, on se voit, on s'embrasse, on dort dans les bras l'un de l'autre, on se serre fort l'un contre l'autre, on se caresse, on se sourit, puis on s'en va, chacun de notre côté. Il en est ainsi, et puis tu vois, même si ça fait mal, même si ça surprend. Même si ce carrelage est trop froid, e veux recommencer. Parce qu'au final, j'oublie vite que tu n'es pas là.

# Posté le jeudi 11 juin 2009 14:29

D.

D.
Un mois passé à tes côtés, et une éternité à t'aimer.
Tu te souviens comme nos mains étaient belles
quand elles étaient l'une contre l'autre ?
Je ne trouve plus les mots justes pour parler de toi, D.
Mes sentiments prennent le dessus et saccagent ce peu d'objectivité qu'il me reste.
Par delà les mers, par delà les montagnes
tu aurais pu sentir l'amour que je te portais.
Je ne voyais pas la vie autrement qu'à tes côtés. Naïve de croire que tu m'aimais.
D, ce qui m'a fait le plus souffrir, je crois, c'est la confiance que je t'avais accordée alors que ma vie en dépendait.
Tu ne sais pas à quel point ça fait mal de se dire qu'on s'est trompée.
J'avais dans les veines le sang d'un toi, et les marques sur mes poignets sont celles que j'ai gravées pour laisser couler cet autre qui m'habitait.
On m'avait dit qu'aimer faisait mal, mais je n'avais pas idée à quel point t'aimer toi, était douloureux, D.
Tu m'as vidé de mon sang, vidé de mes mots.
Je crois que je n'ai jamais autant souffert, mais je n'ai jamais autant aimé.
Je déambulais dans les rues de mon quartier, l'air de rien.
Les yeux gonflés, la poitrine enfoncée.
Cette nouvelle a fait l'effet d'une bombe alors que tu étais mon héros.
Je t'aime, D.
Je t'aimais à en crever.

# Posté le mercredi 06 mai 2009 10:15